uschapters
Hard times in New York Town


Tag: Vis ma vie d’écrivain raté


Non croisés dans Sleep no more (mais peut-être étaient-ils à un autre étage) : un léopard, Cléopatre, des vigiles. Par contre, pas mal de filles à seins nus.

Sleep no more


Disclaimer : Je n’ai rien à écrire de très intéressant sur Sleep no more ; tout New-York a déjà raconté Sleep no more. Je n’écris cet article que pour rendre jalouses mes deux soeurs Javotte et Anastasie, qui adoooorent le théâtre et dépensent des fortunes pour en faire et en regarder.

Donc Sleep no More.

On était bien sûr intrigués. Mais
1/ j’étais un peu intimidée par l’idée du théâtre immersif. Je m’imaginais que les comédiens me prendraient par la main pour déclamer leur texte devant tout le monde, et que moi je rougirais comme un poulet empoté
2/ nos copains avaient l’air tellement outrés qu’on n’y soit pas allés que ça a fini par me gaver
3/ et surtout : j’ai la sensibilité d’un enfant de trois ans. Quand j’ai regardé le sixième sens je suis allée me cacher aux toilettes du cinéma pour avoir moins peur (c’est vrai hein). Récemment ma copine Madeleine nous a invité à une escape room d’ailleurs géniale, j’ai bêlé « j’ai peur » en mettant ma main moite dans celle de mon mec, pendant toute la durée de l’escape room. Là rien que le titre me tétanisait.

Mais on a été invités, donc plus moyen de reculer.

Alors, Sleep no more (sans spoilers, Javotte et Anastasie lisez sans crainte).

Tous les spectateurs portent des masques.
Tous les spectateurs déambulent silencieusement dans un décor labyrinthique de 9.300 m2 et six étages (j’ai vérifié mes sources. UsChapters, une histoire d’éthique).
Tu essaies de perdre « tous les spectateurs » parce qu’il y en a beaucoup et que c’est un peu oppressant.
Tu te retrouves seule dans le noir, fouillant dans les tiroirs sans savoir quoi y chercher.
Tu ne comprends pas la trame. Tu ne sais même pas s’il y a une trame.
Tu croises des comédiens qui dansent plutôt qu’ils ne parlent, ébauchent des conversations avec d’autres comédiens, disparaissent gracieusement derrière des trapes, réapparaissent à d’autres endroits, à d’autres moments.
Certains spectateurs sont emmenés par la main par un comédien qui ferme la porte derrière lui.
La musique cite Hitchcock et les bars interlopes des années 30.
Tu assistes à des scènes magiques ou flippantes, puis tu te retrouves seule dans un asile ou une mercerie, ou un cimetière, ou une boite de nuit.
Tu penses à la fois au cluedo, à Shakespeare, aux films noirs, à Cabaret, et tu te dis que les mecs ils sont vachement forts.
Tu te demandes où sont tes amis. Tu apprendras à la sortie qu’ils ont assisté à certaines scènes en même temps que toi, mais tu ne les as pas vus.
Tu souris toute seule dans le théâtre.
Tu ne sais même pas comment la pièce doit se terminer, comment il est prévu que tu sortes, mais tu t’en fous.
Quand tu sors enfin, tu as les yeux écarquillés comme un gosse qui vient de vivre une aventure incroyable.

Vraiment, vraiment. J’étais moins impressionnée la première fois que je suis allée à Disneyland et pourtant j’avais dix ans, j’habitais à Chantepie (35135) et j’étais sacrément impressionnable.

Et quand j’ai compris quelle était la trame, car il y en a bien une, je me suis arrêtée sur le trottoir, bouche totalement bée. Genre « mais putain, mais évidemment !! »

Depuis j’ai lu à peu près tout ce qu’Internet a dit de Sleep no more. Autant vous dire que j’ai peu dormi ces derniers temps.

J’ai appris notamment que certains spectateurs étaient devenus fous, qu’ils avaient vu le spectacle 250 fois et qu’ils y retourneraient encore. Et ça ne m’étonne pas.

Brainstorming familial sur ma twitter community

Les réseaux sociaux m’ont épuiser


Pourquoi est-ce qu’à chaque fois que je poste un nouvel article sur twitter, j’ai trois followers de moins (sachant que j’en ai 50, c’est plutôt douloureux) ? En fait, plus exactement, il se produit un micmac complexe avec six followers qui se barrent, et trois nouveaux …

… pourquoi je ne suis d’ailleurs pas certaine que ma micro twitter-community soit fondamentalement hyper fan de USChapters ? (à la louche, 40% de mes 50 followers sont des boites pour booster votre audience … pour les autres, merci les copains !)

… est-ce que pour gagner trois nouveaux followers, il faut VRAIMENT surliker les posts de gens influents et faire des commentaires lol et brillants en moins de 140 caractères (si c’est ça, officiellement je jette l’éponge) ?

pourquoi est-ce que les followers n’arrivent pas en masse par la simple magie de mon site internet formidable ? (et là tu te dis que question naïveté réseaux sociaux, je suis encore meilleure que ma grand-mère mamie chantal)

Voilà pourquoi, six mois après avoir créé mon compte, je ne suis pas trop sûre que les 50 heures que j’y ai passées à ce jour m’aient apporté quoi que ce soit (à part de devenir groupie twitter de Penelope Bagieu, sachant que je l’étais déjà de toutes façons dans la vraie vie)

Mère incitant vigoureusement ses enfants à la fermer parce qu'elle est en plein followage twitter

Twitter poussif


Sur les conseils sagaces de ma cousine, j’ai créé un compte twitter :      (maman, si tu me suis : https://twitter.com/USChapters)

Sur les deux dernières semaines, j’ai dépensé plus d’énergie à rassembler mes désormais 7 followers twitter, qu’à élever deux enfants en bas âge en pleine crise d’opposition. En plus c’est un stress permanent parce que les followers sont visiblement susceptibles de se barrer à tout moment (ouais, je découvre Twitter et son butinage followistique).

Dans le même temps, j’ai followé à tout va, d’abord Benjamin Biolay parce qu’à tout seigneur tout honneur, ensuite à peu près tous les journaux français, puis l’intégralité de ce que la blogosphère new-yorkaise compte de bloggers fashion ou pas fashion. Mon compte twitter craque donc sous les tweets dont je ne sais pas trop quoi faire.

Pas sûre que mes nerfs résistent au passage éventuel à dix followers.

Public chéri mon amour

Ouh yeah, Google Analytics


Je viens de lancer mon site, c’est-à-dire qu’après 6 mois à faire la dinde (« je fais un blog, mais je ne vous donne pas l’adresse »), j’ai fini par donner son adresse à mes 30 copains. Du coup ça me fait un méga public de 40 personnes en comptant les mauvais amis d’amis qui finiront bien aller vérifier que je ne fais bien rien de ma vie.

Bref, I ROCK MA NOUVELLE VIE D’ECRIVAIN RATE.

J’ai soigneusement omis de filer le lien à ma grand-mère parce que j’avais peur qu’elle tique au mot « vibromasseur ». Par contre mon ex l’a reçu, parce que j’ai toujours estimé ses critiques sous-littéraires, même après qu’on a cessé de coucher ensemble.
Le lendemain, j’ai bondi de joie sadique en ouvrant google analytics pour la première fois. Google analytics, c’est le truc trop flippant qui permet de traquer tous les gens qui lisent ton site (et, encore plus souvent, de soupirer parce qu’il y a uniquement 38 accès frénétiques de toi-même à ton propre site). Eh bah je l’ignorais, mais Google analytics est doté d’une bannière géographique permettant de constater qu’il n’y a aucun doute, mon ex étant le seul individu en Seine Maritime à avoir accès à uschapters, il l’a bien regardé trois fois. Hi hi (gloussement débile).
On nous cache tout : l’intérêt majeur de créer un site n’est pas de raconter des trucs, mais donc bien d’avoir accès à Google analytics.