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Hard times in New York Town


Tag: Les cours de tout


L’affreux cours de djembe


Voilà, j’ai fini par me faire avoir : Nayla, 4 ans, est inscrite depuis trois mois à un cours de djembe. J’en pouvais plus des sourires consternés et des petits pincements de lèvres suggérant que je privais mes enfants d’une source d’Epanouissement Obligatoire.

Toutes les semaines, j’accompagne donc Nayla l’européenne, munie de son djembe made in China, au cours de djembe new-yorkais où le prof a une tête de boucher du midwest et enseigne des « rythmes africains ». Je kifferais volontiers le décalage « quatre continents » si je n’étais pas régulièrement saisie :
1/ d’irritation contre le prof qui s’obstine à parler de l’Afrique comme d’un grand pays mystérieux et uniforme
2/ par l’odeur de prout qui règne immanquablement dans toute réunion de plus de deux enfants.

L’autre problème du cours, c’est que les parents sont censés participer. Les premiers cours, je me suis retrouvée comme une  adolescente godiche et rétive, obstinément assise quand l’ensemble des gamins et les mamans ravis dansotaient avec leur djembe en une parodie dégueulasse des dimanches à Bamako (ouais, pas de papa of course) . Depuis j’ai trouvé un prétexte pour me barrer « exceptionnellement » et je vais lire mes bouquins d’anthropologie au café du coin pendant que Nayla fait du djembe sans sa maman.

Bon, la prochaine fois, je vous parle de Jessica, la propriétaire des cours obèse et stridente, mais là c’est la journée des droits de la femme (ici on a squizzé le coup des droits de la femme, ça s’appelle « international women’s day »), je refuse donc d’être méchante avec mes consoeurs.

En haut, ce que j'aurais aimé que Nayla soit à l'open gym. Dessous, Nayla.

Les cours d’open gym


Saisie par l’enthousiasme sur les cours de tout, je décide de donner le meilleur à mes enfants. J’inscris donc Nayla à l’open gym (l’idée de l’open gym étant que c’est moins cher que la gym, mais c’est toi qui fais le prof. Ce qui dans mon cas est loin de paraître logique).

J’ignore le panneau blanc sur lequel sont inscrites des phrases de gros winner qui changent toutes les semaines, et font un peu flipper si l’on considère qu’elles doivent être appliquées à des enfants de deux ans et demi. (phrase de la semaine du 20 mars 2015 : « entraine-toi jusqu’à ce que tes idoles deviennent tes rivaux», avec dessous le dessin d’une petite colombe qui dit « n’abandonne jamais ». Phrase de la semaine du 6 juin 2015 « il est possible d’essayer et d’échouer, mais pas d’échouer d’essayer », avec le dessin du requin dans les dents de la mer, sauf que j’ai pas encore compris la métaphore).

Je colle un vieux legging à Nayla, je lui survends la danse, et on se lance. (suite…)

Enfants de 16 ans dont la croissance a été stoppée nette par l'absence de cours de gym, et leur mère éplorée

L’adaptation à petits pas


Je viens de me rendre compte qu’un pan du développement de mes enfants m’avait totalement échappé.

La semaine dernière je suis allée à un cours de cuisine pour enfants. Ouais. Le concept est extrême, mais c’est ma voisine qui fait les cours, et ma voisine est giga cool.

Indépendamment de la recette de poulet au paprika censée remobiliser ton enfant en souffrance de chips autour de son assiette, ça m’a permis de discuter avec pas mal de mamans surmotivées de l’éducation et honnêtement, plutôt sympas.

Bref, la maman d’un petit Jim, six mois m’a filé les chocottes : Jim est inscrit depuis deux mois à un cours de musique ET à un cours de piscine. Selon sa maman, Jim kiffe pas mal la piscine, mais son rapport à la musique est assez instable. Ca rend la maman un peu perplexe : parfois il est ravi, parfois il accroche pas. Imprévisible le gars. Et la maman de conclure par un constat accablé : « de toutes façons, on est bien obligées de les faire aller à des cours, sinon comment vont-ils se développer ? » Mystère abyssal indeed.