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Hard times in New York Town


Tag: charity business


La générosité et l'enfance en détresse (allégorie, école new-yorkaise préraphaélite)

My big fat marathon


Courir le marathon de NY six mois après avoir accouché est complètement con. Ton corps n’est pas remis, donc tu as 100% de chances de te péter la cheville. Et puis même entrainée, tu restes flasque sur les photos souvenirs (seul intérêt du marathon, enfin ça et te la friser en entretien d’embauche).

Courir le marathon de NY dans l’absolu est complètement con. Contrairement à 10.000 autres marathons du coin, qui requièrent juste que tu cliques sur ‘s’inscrire’ et que tu paies les droits, tu ne peux t’inscrire au marathon de NY que sous l’une des trois conditions suivantes.

  1. gagner ton ticket à la loterie.
  2. avoir couru 7 petites courses de merde l’année précédente, et être volontaire pour filer du dossard sur l’une d’entre elles. ou
  3. sponsoriser une ONG à hauteur de 2.500 ou 3.000 dollars (la majorité des places est reservée pour les ONG). Parenthèse : le “charity business” faisant fureur à New York, il est de très bon ton d’avoir une grande cause à défendre. Et surtout, d’en parler à peu près comme les enfants de la comtesse de Ségur parlent de leurs petits pauvres.

Une fois 1, 2 ou 3 validé, tu as gagné le droit de raquer les frais d’inscription.

Bref, s’inscrire est super chiant, super chronophage et super cher. Bref tout le monde se rue sur les inscriptions. Bref, je vous le donne en mille : moi aussi.