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Hard times in New York Town

Le public du concert est extrêmement divers (image, Reuters)

Mes soirées de bourgeasse


Et pendant que le reste du monde se désentripaille, on passe un bon été de connards.

1- on est allés voir Manhattan de Woody Allen, sur le toit d’un hôtel reconverti en ciné en plein air. Transats, casques audio pour tout le monde, deux verres de champagne, un peu comme la première classe Air France dans les sixties (je prenais beaucoup la première classe Air France dans les sixties). En rentrant, mon mec m’a susurré qu’il n’avait jamais passé de si bonne soirée. J’ai tendrement posé ma tête sur son épaule, avant de réaliser qu’il portait un casque et moi aussi, et que nos échanges s’étaient donc résumés à : « pouce levé ? » « pouce levé !! »

2- on est allés voir Goran Bregovic au Lincoln Center. Vu la proportion de mémères emperlousées rentabilisant leur abonnement au Lincoln Center, vu les mecs de la sécurité sur au taquet (interdiction de marcher dans les allées, interdiction de photographier), je craignais le pire. En plus mon voisin texan puait l’oignon frelaté. Mais au bout d’une demie heure, Goran avait retourné la salle ; la sécurité avait jeté l’éponge, le public ânonnait du serbe en hurlant de joie dans les travées, et moi je me disais avec mes gros sabots que le Lincoln Center c’est un peu comme la vie (enfin, la vie chez les riches) : des hipsters, des tatoués, des mecs des balkans, des étudiants, des retraités et bien sûr, les mémères emperlousées qui dansaient avec leurs filles. Quant à mon voisin texan, il s’est avéré yougoslave et exégète pointu de Goran, mais pour le coup de l’oignon, ça a quand même duré tout le concert.

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