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Hard times in New York Town

Mon gros corps flasque

Ma première course avec NYRR


I’m back !!!

Et hier matin, j’ai couru ma première course avec New York Road Runners, un 18 miles en préparation du marathon. Bilan :

– je suis vivante et entière : aucune descente d’organe à signaler. La totale classe.

– au début de la course, j’étais à mort dans le sarcasme. Il faut dire qu’il y a de quoi faire : l’hymne américain à vibrato la main sur le coeur, les TShirt à message « charity »: « enriching veteran’s lives » (enrichir la vie des vétérans) ou « how does a world without cancer feel like » (figurez-vous une vie sans cancer), les commentaires concons de Germaine qui anime le début de la course, les chansons style « crazy in love » très très fort.

– à la fin de la course, la fatigue aidant, j’avoue avoir un peu versé dans l’émotion sombré corps et biens. J’ai donc successivement : (1) tapé sur l’épaule des bonnes femmes à TShirt « enriching veteran’s lives » en disant « good job, you rock », (2) donné la main à une fille qui s’était arrêtée sur le bord de la route pour que grâce à moi, elle se relève et qu’on coure ensemble, main dans la main, et (3) eu presque les larmes aux yeux quand le public m’a applaudi en mode « you can do it ». Bon OK, j’ai même eu totalement les larmes aux yeux.

– le long de la course, mon esprit est tout entier tendu vers des pensées complexes du style « attends la fille devant est hyper vieille, c’est obligé je la double » (se passent 300 m durant lesquelles je fais mon max mais clairement la fille est plus rapide). « bon tant pis. Ah, un gros ! bon celui-la je le double ». etc.

– mon engouement pour les trucs gratos est si fort que je me suis tapée une indigestion de gel super énergisant goût latte distribué fort généreusement aux miles 4, 10 et 16. Les mots me manquent pour décrire comment ça te défonce l’intestin grêle, mais avec un effet retard d’environ 1h.

– je hais mon copain Julien qui m’a emmenée en bagnole et caracolait avec élégance devant la ligne d’arrivée pendant que j’ahanais comme une merde au mile 10.

– à chaque fois que je cours, j’oublie que la cellulite ne disparaît pas instantanément. A chaque fois que je me regarde dans ma glace en pied au retour d’une course, je suis quand même un petit peu déçue.

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9 Commentaires

  •    Reply

    Ma petite bichette,
    je suis heureuse d’apprendre que tes organes sont restés en place (et que ce ne sera pas le sujet de conversation des 30 prochaines années), néanmoins tu ne me feras pas revenir sur ma position quant au subventionnement de ton marathon-post-grossesse.
    L’option bavoir en liberty étant également écartée, je pense que je vais plutôt réfléchir à un cadeau de (un an) de naissance pour Yann. Ca me laisse un peu de marge…

  •    Reply

    je suis soulagé de constater que je ne suis pas le seul a avoir des mauvaises pensées vis-a-vis des gros lors de la course a pied (indice: moi non plus j’arrive pas a les doubler)

  •    Reply

    quand je coure sur mon tapis je m’imagine toujours franchir une ligne d’arrivee de marathon, ca m’aide a heroiser mon activite fonte-de-graisse hebdomadaire…

  •    Reply

    BRAVO… moi en général je regarde (mais avec beaucoup de bienveillance – je ne me moue presque pas – et une admiration sans borne) les gens courir, suer en baver quoi !!!

    •    Reply

      moi je les regarde avec vachement d’ironie, sauf quand c’est moi !!! je trouve ça quand même un peu blaireau de courir pour rien avec un équipement de maboule … mais je suis la première à le faire ! (avec un équipement pourrave cela dit, contrairement aux new-yorkais qui ont la mégaclasse quand ils courent … pas moi !)

  •    Reply

    moque pas moue!!!

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