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Hard times in New York Town

En haut, ce que j'aurais aimé que Nayla soit à l'open gym. Dessous, Nayla.

Les cours d’open gym


Saisie par l’enthousiasme sur les cours de tout, je décide de donner le meilleur à mes enfants. J’inscris donc Nayla à l’open gym (l’idée de l’open gym étant que c’est moins cher que la gym, mais c’est toi qui fais le prof. Ce qui dans mon cas est loin de paraître logique).

J’ignore le panneau blanc sur lequel sont inscrites des phrases de gros winner qui changent toutes les semaines, et font un peu flipper si l’on considère qu’elles doivent être appliquées à des enfants de deux ans et demi. (phrase de la semaine du 20 mars 2015 : « entraine-toi jusqu’à ce que tes idoles deviennent tes rivaux», avec dessous le dessin d’une petite colombe qui dit « n’abandonne jamais ». Phrase de la semaine du 6 juin 2015 « il est possible d’essayer et d’échouer, mais pas d’échouer d’essayer », avec le dessin du requin dans les dents de la mer, sauf que j’ai pas encore compris la métaphore).

Je colle un vieux legging à Nayla, je lui survends la danse, et on se lance.

Elle saute comme un gremlins disgracieux sur le trampoline, sans lâcher ma main. Son grand kiff s’avère finalement être de s’allonger sur le trampoline et de regarder ce qui se passe dessous (spoiler : rien). En même temps, elle ondule mollement parce que d’autres enfants sautent sur ce même trampoline.

Le gros mec qui surveille la gym nous dévisage avec l’air condescendant. Je décide de le mépriser, parce que son boulot consiste uniquement à crier toutes les cinq minutes « OK les amis, maintenant on laisse la place aux autres », puis à chopper Leo qui refuse de céder sa place sur le trampo.
En plus, Nayla kiffe l’open gym. Nayla kiffe s’allonger sur le trampo. Elle est même hyper fière.

Je décide que ma fille a un tempérament rêveur. La vérité, c’est qu’elle me rappelle exactement moi, empotée et rougeaude sur le banc des remplaçants de l’équipe de volley.

foolside

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