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Hard times in New York Town

Uno jaguar con una mujer y una otra mujer

Le multiculturalisme et les enfants


La classe de Nayla compte 14 enfants de trois ans, encadrés par deux maitresses. La première maitresse est grecque, la deuxième portoricaine, et chacun des quatorze petits enfants parle une langue différente à la maison. Russe, chinois, danois ou hébreu, « you name it » comme ils disent. A la rentrée j’ai tenté de sensibiliser les maitresses aux difficultés du double langage, mais c’est bon, elles gèrent pas mal le concept.

La classe de Charlotte compte aussi 14 petits enfants, de un à deux an. Dire qu’ils parlent serait largement exagéré. Disons plutôt qu’ils bavent* en plusieurs langues différentes. Les maitresses sont toutes hispanophones – et d’ailleurs assez peu anglophones. Donc pendant la journée, Charlotte est exposée uniquement à l’espagnol. Il nous a fallu trois mois pour nous en rendre compte : on s’extasiait idiotement sur l’anglais de Charlotte, qui serait fluide dès le berceau, et en toute logique, son premier mot hors « papa maman » a été “agua” (magie du plurilinguisme, ce mot fonctionne également pour “jaguar”).

Rassurés sur le niveau de tolérance de nos filles, qui assimilent la carte du monde à vitesse grand V et jouent la réconciliation israélo-palestinienne au bac à sable, on est donc à fond sur les blagues racistes.

 

* note sans rapport avec le post : j’ai revu Shaun of the Dead. C’est fou ce que les enfants ressemblent à des zombies.

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