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Hard times in New York Town

Au fond, portée par deux videurs, moi vidée du cocktail casse gueule.

Le cocktail casse gueule


« A l’occasion de la nouvelle année, (le N+X de mon mec) et (sa femme) recevront pour un cocktail le dimanche X entre 14h et 19h dans leur résidence de X » (petite carte joliment kitsch reçue au courrier toute fin décembre).

Ci-dessous en slow-motion un résumé de ce qui s’est passé dans mon crâne en 17 secondes.

1. Images ultra-violentes et de Nayla et Charlotte en train de saborder le buffet de petits fours en hurlant.

2. Images ultra-violentes de Charlotte en train de faire caca sur le buffet de petits four.

3. Note mentale : régler 1 et 2 en dégotant des marques fiables de somnifère pour enfants.

4. Réflexion autour des fringues qu’elles pourront porter pour avoir l’air fayottes, à défaut d’être bien élevées, et consternation parce que si la grosse tâche de graisse de poulet sur le devant de la seule robe Jacadi de Charlotte n’est pas partie au bout de 15 lavages, le 16e n’y changera vraisemblablement rien.

5. Ouh merde, moi aussi je dois m’habiller correctement.

6. Intense et pénible réflexion sur ce que je pourrais tirer de portable de ma garde-robe de femme enceinte qui ne travaille pas.

7. Non, ma salopette vintage extra-large type ouvrier en bâtiment sub-hypster ne passera vraisemblablement pas.

8. Ouh putain, un cocktail aux US, robe longue ou robe courte ?

9. Brushing ou pas brushing ?

10. Mon mec : costard ou pas costard ?

11. Cadeau à la maitresse de maison AVANT le cocktail ou sur place ? Flowers or not flowers ?

12. Oh merde.

 

Au bout de trois jours de désespoir parce que le cocktail casse gueule allait nous coûter :

– notre honneur d’êtres humains dont la fille aurait fait caca sur le buffet en hurlant

– le boulot de mon mec pour la même raison

– beaucoup, beaucoup d’argent en habits neufs pour toute la famille,

on a par chance eu des copains américains à peu près bien élevés à diner à la maison, et on a pu leur poser notre liste en 48 points : « Martine est invitée à un cocktail aux States ». Verdict implacable : Non mais allô quoi, les enfants ne sont pas invités. Et pour vous, le dress-code c’est bien évidemment « tenue de golf ».

On a passé les deux heures suivantes devant la maigre penderie de mon mec en quête d’un pantalon Tintin.

On voit toujours pas.

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