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Hard times in New York Town

Possible activité professionnelle pour les dix années à venir

L’atterrissage


Je me suis donnée un mois avant de commencer à chercher du boulot. Et c’est surtout au square de ma petite banlieue cool que je passe mes journées. Premières constatations :

  • les mecs ont l’air tellement contents de s’occuper de leurs enfants que c’en est louche. En attendant, il faudrait visiblement que je manifeste un peu plus d’enthousiasme quand je pousse machinalement Nayla à la balançoire.
  • J’ai rencontré au square, donc une horde de françaises desperate housewives diplomées. Profil médian : école de commerce, 30 ans, deux enfants qui s’appellent genre Joséphine et Edouard, bague de fiançailles grosse comme le ritz, et légère dépression planquée sous des sourires un peu las et des connaissances très pointues en matière de cours de tae kwen do pour enfants.
    Conclusion numéro 1 : va sérieusement falloir que je me mette à chercher du boulot.
  • J’ai aussi rencontré mes premières américaines stressantes. Profil médian : cheveux blonds qui flottent au vent (pour de vrai), legging qui te permet de constater qu’elle est formidablement bien roulée, enfant de 9 mois qu’elle fait jouer au toboggan et qui marche déjà, tapis de yoga qu’elle trimballe derrière sa poussette qui ressemble à un tank tout rose, et en plus, en discutant avec elle tu te rends compte qu’en fait elle a un vrai boulot, et pire encore, qu’elle est sympa.

Conclusion numéro 2 (d’ailleurs contradictoire avec la conclusion numéro 1) : tout ça me donne envie de continuer à m’empiffrer tranquillement de hazelnut butter en regardant Mad Men.

foolside

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