uschapters
Hard times in New York Town

Marathonien dopé emporté par la NYPD sous les huées de la foule , circa 2640 BC

Demain, dès l’aube …


Je cours enfin ce satané marathon dont je parle depuis des plombes.

Evidemment, j’ai mes règles, un vague rhume et je me suis flingué le dos avant-hier soir. Je me demande si c’est pas mon corps qui prépare ses arguments au cas où il me lâcherait en cours de route.

Evidemment, dire que tu cours le marathon c’est une fois encore polir tes préjugés sur les américains et les français. A quelques exceptions près, mes copains français s’en carrent poliment, ou alors me trouvent complètement con (mon copain Vincent, ce salopard qui m’a pourtant initiée à la course, m’ayant d’ailleurs prédit une descente d’organes). Les américains versent une larme parce que le marathon, surtout celui de New-York, c’est la cristallisation absolue du rêve américain (corsé par le côté « je cours pour mes enfants » alors que je cours essentiellement pour mon fessier). Mes voisins relous ont placardé des tonnes de papiers « may the force be with you » et « marathon, nothing is impossible » sur ma porte ce matin (c’est pas une blague), et à l’école des petits je me suis souvent fait applaudir par des gens que je connaissais pas et à qui on avait dit que je « le » courais (c’est pas une blague non plus). En réalité, si les mecs m’avaient vu courir,  ils applaudiraient avec moins d’entrain.

Bon, je vais veiller aux derniers préparatifs : téléchargement de l’intégrale Véronique Sanson dans mon iPod, achat de petits gels dégueulasse goût « café déca », et dodo sur le coup de 18h30 après les rituelles pâtes aux escalopes sans beurre. L’envers du rêve américain.

us chapters

us chapters

3 Commentaires

  •    Reply

    Comme je suis à côté de la plaque, après avoir lu ce post, je n’ai qu’une envie c’est relire (et réapprendre ce poème de Hugo que j’adore).
    Pour une fois, je ne suis pas tout à gau d’accord avec toi. Certes, il y a les boulet(tes) à lunettes écaille comme moi qui sont pas très portés sur la course mais sinon, s’il y a bien un défi (sujet de conversation) français (ou peut-être simplement parisien), c’est le marathon.. Et son copain le tri (j’en veux pour preuve: lors de mon récent et bref passage sur tinder, le nombre de mecs qui mettent leur photo fin de marathon. Je passe mon tour). Tu es donc worldwide bankable!
    Allez…. Good luck!!!! (Et bravo)

    •    Reply

      non mais t’as raison sur tous les plans. 1 Il faut relire Hugo et ne jamais l’oublier, et 2 le marathon est sûrement en train de devenir un truc dépassement de soi à la con à Paris aussi (moi j’appelle ça la célébration collective de l’effort individuel). Ici honnêtement pour maintenant l’avoir fait, c’est quand même un truc de maboule, t’as l’impression d’être Obama quand tu cours (sûrement le seul moment de ma vie où j’aurai l’impression d’être Obama cela dit, c’est une expérience intéressante)

  •    Reply

    audacieux le choix des pâtes aux escalopes (j’aurais plutôt choisi pâtes au thon mais je ne suis qu’un petit insolent de toute façon…je ne courrai jamais de marathon de ma vie hinhin)

Laisser un commentaire