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Hard times in New York Town

Happening "théâtre" organisé dans le cadre d'un anniversaire américain

A tale of two birthdays


Samedi dernier, on était invités à deux anniversaires le même jour. Courir de birthday en birthday est un fort marqueur d’intégration, on était donc plutôt fiers. L’un des anniversaires était très américain, l’autre très français, je vous fournis donc le « jeu des 7 différences » gratos :

1) L’INVITATION :
– l’anniversaire américain : jolie e-card reçue deux mois à l’avance, avec RSVP intégré à l’invitation, et rappels automatiques fréquents.
– l’anniversaire français : email envoyé à l’arrache par la maman la veille « c’est l’anniversaire de Paul demain, RDV au parc à 16h ? » Email le lendemain matin « en fait il pleut, RDV chez nous (+ adresse) » puis texto « finalement il fait beau, dans 15 min au parc ».

2) LE CONCEPT :

– l’anniversaire américain : célébré dans un lieu dédié, qui s’appelle « pump it up », le mini-Disneyland des chateaux gonflables. Le truc est minuté. Les enfants jouent 45 minutes dans la salle 1, 45 minutes dans la salle 2 (pendant qu’un autre anniversaire débarque dans la salle 1), puis 30 minutes de goûter proprement dit dans une troisième salle. Les chateaux sont passablement défraichis, mais ça ressemble quand même probablement à l’idée que Nayla et Charlotte se font du paradis. Accessoirement, la société qui organise ça doit se faire des couilles en or.

– l’anniversaire français : au parc, donc. Et si les enfants ne sont pas contents de jouer au toboggan pendant que les parents discutent, il y a toujours « jouer à s’asseoir sagement dans un coin pendant que les parents discutent ».

3) L’ALCOOL : 

– l’anniversaire américain : tu peux crever.

– l’anniversaire français : célébré au champagne … planqué comme au temps de la prohibition : boire dans un parc est passible d’amendes et on déconne pas avec ça – les policiers font des incursions fréquentes dans les parcs pour vérifier que les jeunes n’y sont pas alcoolisés. Mais comme ils ne conçoivent pas que des parents soient indignes au point de picoler quand leurs enfants jouent au toboggan, on ne se fait jamais griller.

4) LA BOUFFE : 

– l’anniversaire américain : pizzas + affreux gateau au colorant, servis en même temps.

– l’anniversaire français : délicieux gateaux de chez Kayser. J’ai choppé Geoffroy, 35 ans à peu près, en train de lécher le plat. Par contre Nayla a été perturbée par le pourtant succulent mariage de la mangue et de la noix de coco et n’en a pas repris.

5) LES CADEAUX :

– l’anniversaire américain : laissés dans un grand sac plastique, ils seront ouverts par l’enfant de retour chez lui. Chaque généreux donateur récupérera ensuite une « thank you note » très polie. Et comme le ticket d’échange est toujours fourni, ton très joli cadeau en bois peut avoir été vite remplacé par un truc en plastique made in China.

– l’anniversaire français : ouverts en grande pompe devant tout le monde, ce qui permet de justifier ton cadeau pourri (genre : « j’ai pas eu le temps désolée »). Par contre tu peux te brosser pour la « thank you note ».

6) LA PLACE DE L’ENFANT DANS L’ANNIVERSAIRE :

– l’anniversaire américain : centrale. Un peu comme à la fête foraine, l’enfant hurle de joie dans ce monde conçu pour lui. Le parent n’ose pas trop avouer qu’il kifferait aussi sauter sur le trampo, du coup il se contente de prendre des photos de son gamin qui vit la journée de sa vie dans le cadre d’une organisation para-militaire.

– l’anniversaire français : périphérique. Charlotte s’est cassée la gueule deux fois et on était trop occupés à discuter de trucs de grands pour vraiment la consoler. Par contre nous on s’est vraiment bien marrés.

7) LE COUT :

– l’anniversaire américain : l’organisation a dû coûter 1.000 dollars, la bouffe … rien (ou presque).

– l’anniversaire français : l’organisation n’a rien coûté, mais on ne s’est pas foutus de notre gueule sur la bouffe.

Conclusion : mon désolant chauvinisme était-il visible dans ce post ?

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4 Commentaires

  •    Reply

    C’est exactement ça ! Nous avons aussi pu « tester » les 2 formules et on a largement préféré l’option française !! Un bon gâteau est quand même crucial et surtout, on a apprécié le côté spontané et cool.

  •    Reply

    Non, il n’y a aucun parti pris, que du factuel ! de l’alcool, un délicieux gâteau et les enfants qui jouent dans leur coin…que demander de plus ?

    •    Reply

      … peut-être un vrai anniv à la française : sans les parents (qui du coup s’offrent un aprem de liberté avec la conscience paisible) ?!

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